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Xavier Dolan, réalisateur, scénariste, acteur et producteur canadien, nous présente son 6ème long métrage “Juste la fin du monde”. Adapté de la pièce éponyme de Jean Luc Lagarce, l’histoire nous parle d’un auteur, de retour dans sa famille après douze années d’absence, pour annoncer sa mort prochaine. Porté par un casting prestigieux composé de Marion Cotillard, Nathalie Baye, Léa Seydoux, Vincent Cassel et Gaspard Ulliel et récompensé par Le Grand Prix au Festival de Cannes. 

L’opinion de La Luciole

C’est un véritable marathon que s’est imposé le réalisateur Xavier Dolan, de passage à Toulouse pour présenter son dernier long métrage “Juste la fin du monde”. Retour sur ce film, diffusé hier au Gaumont Wilson devant plus de 600 personnes, conquises. 

Dans ce film, nous découvrons Louis, merveilleusement interprété par Gaspard Ulliel. Un écrivain à succès, homosexuel. Absent de sa famille depuis douze ans, il décide de retourner près d’eux, lors d’un déjeuner dominical, afin de leur annoncer sa mort prochaine. 

Il retrouve donc sa mère, joué par Nathalie Baye, outrageusement maquillée et débordant d’amour pour son fils prodige. La seule d’ailleurs à lui exprimer ouvertement ses sentiments. Sa soeur (Léa Seydoux) qui n’avait que 10 ans lorsque celui ci a quitté la maison, idéalise son frère et rêve d’ailleurs. Son frère, porté par un Vincent Cassel en colère contre ce frère qu’il ne veut plus connaitre, est rongé par la brutalité et la souffrance. Et puis il y a Catherine (Marion Cotillard), la belle soeur qu’il ne connait pas, et qui est la seule à essayer de renouer les liens. La seule également à comprendre la vraie raison de la venue de Louis. 

Toute la force de Xavier Dolan est de réussir, encore une fois, à nous surprendre avec une histoire très forte. Les personnages parlent peu, ou font de longs monologues. Beaucoup de non-dits, et de jeux de regards, filmés au plus près. Des gros plans, qui nous permettent de comprendre ce que les personnages n’expriment pas. 

Pendant plus d’une heure trente, nous sommes en apnée dans ce huit clos familial. Sur fond de musiques tonitruantes, de hurlements, de larmes mais aussi de rires. Ce casting époustouflant nous tient en haleine, et nous laisse haletant lorsque le générique de fin, sur fond de Moby, retentit enfin. 

Sortie en salles le mercredi 21 septembre

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Crédit Photo : Pamisire